Il y a des mercis qu’on prépare. Et puis il y a ceux qu’on essaie de dire, en sachant très bien qu’ils ne tiendront jamais tout à fait dans les mots. Courir pour l’inclusion 2026 fait clairement partie de la deuxième catégorie. Cette année, nous étions près de 1 500 à porter le maillot pour l’inclusion. Près de 1 500 personnes à courir, encourager, pousser, accompagner, donner, organiser, filmer, photographier, installer, démonter, applaudir, transpirer — parfois tout ça dans la même journée.

Et derrière ce chiffre, il y en a d’autres, tout aussi importants : 50 partenaires et mécènes mobilisés, 80 000 euros de mécénat, une quarantaine de bénévoles, et 76 000 euros de bénéfices au profit de l’association.

Dit comme ça, ce sont des chiffres. Des beaux chiffres, oui. Mais surtout des chiffres qui changent très concrètement la suite. Parce que 76 000 euros, ce n’est pas “juste” le résultat d’un événement réussi. C’est presque la moitié du budget annuel de fonctionnement de l’association. C’est du temps gagné pour développer nos actions pour l’inclusion, au lieu de passer l’année à courir après les financements. Même si, visiblement, courir reste un peu notre spécialité.

Alors merci.

Merci à celles et ceux qui nous suivent depuis le début, quand Courir pour l’inclusion n’était encore qu’une idée. Merci à celles et ceux qui nous ont rejoints cette année, parfois sans trop savoir dans quoi ils mettaient les pieds — à part dans des baskets. Merci à tous ceux qui ont donné à cette 4e édition une ampleur nouvelle.

Cette édition a été marquée par des visages.

Ceux de nos ambassadeurs, fidèles, drôles, engagés, jamais très loin quand il s’agit de faire du bruit pour la bonne cause : Nicolas Savinaud, Frédéric Da Rocha, Nicolas Gillet,  Claire Guillard, Camille Nerbonne, Yves Deroff… et tous ceux qui embarquent avec nous, année après année, avec une énergie communicative.

Ceux des teams joëlettes, autour de Juliette et Fabien, qui ont rappelé avec force que la course peut aussi être une affaire de collectif, de confiance, de bras, de souffle et de volonté partagée. Merci aussi à Christophe, dont l’engagement pour le handicap est aussi solide que contagieux.

Cette édition a aussi eu le visage de Timothée, salarié du Reflet à Nantes, qui courait son deuxième 10 km et a explosé son record. L’an dernier, il découvrait la distance. Cette année, il l’a regardée droit dans les yeux et lui a dit, visiblement : “on va gagner six minutes”. Nous, on essaie encore de comprendre comment il a fait.

Cette année, notre exploit 

Elle a aussi été marquée par la présence des Brigades Extraordinaires

Notre collectif de restaurants inclusifs et de porteurs de projets qui grandit, qui s’entraide, qui avance. Merci à toutes les équipe présentes, sur les courses, sur le virage et sur cette incroyable ligne d’arrivée. Là encore, l’inclusion n’est pas restée une idée générale. Elle avait des prénoms, des métiers, des équipes, des projets, des salles pleines et des cuisines qui tournent.

Et puis il y a eu le Virage Extraordinaire.

Une fan zone ? Oui. Mais pas seulement. Grâce à Novelty, qui a géré la lumière et la régie son ; à Cidi, pour l’arche, les comptoirs, les big heads, les bâches et l’habillage de la plateforme PMR ; à Coup d’Envoi, pour les oriflammes et l’énorme tifo ; à Chichi et Max, pour l’ambiance ; à nos animateurs, avec à leur tête, Romain, speaker improvisé et talentué; et à tous les bénévoles présents du matin au soir, ce virage est devenu un vrai point de ralliement.

Un endroit où l’on ne faisait pas que regarder passer les coureurs : on célébrait ce qu’ils portaient avec eux.

On a vu des encouragements, des cris, des pancartes, des sourires, des gens qui ne se connaissaient pas cinq minutes plus tôt et qui donnaient de la voix ensemble comme s’ils avaient préparé ça depuis des mois. C’est probablement ça, aussi, Courir pour l’inclusion : transformer un bord de parcours en preuve vivante que le regard peut bouger.

Et tous nos soutiens, partenaires et mécènes, qui donnent tant de force à l’événement

Merci à Johan, ambassadeur infatigable, passé des 10 km des Foulées de l’Éléphant, il y a trois ans, aux marathons de Nantes, New York, Berlin, Rome, et même au Trail de la Muraille de Chine. Rien que de l’écrire, on est fatigués. Merci aussi à Thierry Orieux, Pauline Ripoche et toute l’équipe de VST, première entreprise mécène engagée à nos côtés pour Courir pour l’inclusion, et toujours là pour entraîner collaborateurs et adhérents dans l’aventure.

Merci aux entreprises, aux mécènes, aux fondations, aux partenaires de terrain, à celles et ceux qui ont donné de l’argent, du matériel, du temps, des idées, des bras, des kilomètres, de l’énergie.

Merci à la Fédération des Maraîchers Nantais pour leur mobilisation autour du muguet extraordinaire, qui a permis de reverser 2 000 euros à l’association. Merci à la Fondation BPCMGO pour la cagnotte, mise en place avec les maraîchers, qui multiplie les dons entrants par trois.

Merci aussi à OC Sport, l’équipe organisatrice du Marathon de Nantes : Julien, Amélie, Julian, Ségolène, Hadrien, et toute l’équipe. Parce qu’accueillir un événement de cette ampleur, faire courir des milliers de personnes, gérer la sécurité, les parcours, les flux, les imprévus, c’est déjà colossal. Mais faire, en plus, une vraie place à l’inclusion, c’est précieux.

Grâce à cette place, des personnes en situation de handicap mental et cognitif courent, sont vues, encouragées, célébrées. Elles ne sont pas sur le côté de l’événement. Elles en font partie. Pleinement.

Et ça, dans un marathon traversé par des milliers de coureurs et regardé par des dizaines de milliers de spectateurs, ce n’est pas un détail. C’est une façon très concrète de faire évoluer les représentations.

Merci à celles et ceux qui ont raconté cette aventure en images : Jérémy accompagné de Léo et Marguerite, qui savent transformer trois jours intenses en quelques minutes d’émotion ; Emma, venue immortaliser le training avec le Marathon et le Squad Athletic ; Arnaud Masson, photographe discret au cœur énorme, toujours là, toujours juste, toujours prêt à attraper ce qu’on aurait peur d’oublier ; et Paul Mamère, premier journaliste porteur de trisomie 21, qui nous a  fait l’immense honneur de couvrir notre événement.

Merci aux bénévoles, aux proches, aux renforts de dernière minute, aux fidèles de toujours, à ceux qui ont dit “oui” avant même de savoir précisément à quoi ils disaient oui. Toupi, Romain, Sysy, Sam, Séverine, Lionel, Pauline, et tant d’autres : sans vous, il n’y a pas d’événement. Point.

Merci à l’équipe de l’association, Clémence, Hortense, Clo, Philippe, Christopher et toutes celles qui travaillent souvent dans l’ombre pour que tout tienne debout. Les tableurs, les mails, les relances, les détails qu’on ne voit jamais mais qui, s’ils disparaissent, font s’écrouler tout le reste. Rien de tout cela n’existerait sans ce travail-là.

Et bien sûr, merci à l’équipe du Reflet.

Parce qu’au fond, tout part de là. Des équipes, des salariés, des parcours, des rencontres. Des personnes qui rappellent chaque jour pourquoi on fait tout ça. Pourquoi on court. Pourquoi on recommence. Pourquoi on embarque toujours plus de monde dans cette histoire.

Courir pour l’inclusion 2026 n’était pas seulement une course. Ce n’était pas seulement un événement réussi. C’était une démonstration.

La démonstration qu’un maillot peut devenir un signe de ralliement. Qu’un marathon peut devenir un mouvement. Qu’une ligne d’arrivée peut raconter autre chose qu’un chrono. Qu’ensemble, on peut faire bouger le regard sur le handicap mental et cognitif — pas en théorie, pas dans un discours, mais là, dans la rue, dans l’effort, dans le bruit, dans les sourires, dans les jambes qui tremblent un peu et les bras qui se lèvent beaucoup.

Alors oui, merci.

Merci aux coureurs, aux marcheurs, aux entreprises, aux mécènes, aux bénévoles, aux partenaires, aux familles, aux amis, aux équipes, aux supporters, aux curieux devenus convaincus, aux convaincus devenus ambassadeurs.

Merci d’avoir fait de cette 4e édition une édition à part.

Et comme on ne va pas s’arrêter là : rendez-vous pour la 5e édition, avec un objectif franchement raisonnable, évidemment — atteindre les 2 000 maillots extraordinaires.