Le mercredi 3 décembre 2025, à l’occasion de la Journée internationale du handicap, acteurs associatifs, institutionnels et professionnels se sont réunis autour d’un même objectif : faire de l’inclusion une réalité concrète. Retour sur cette journée riche en rencontres avec Nadia Maazouzi, fondatrice de Dclick Inclusion, Bacta Lavau, responsable des projets handicap au sein d’Oriane Ile-
de-France et Flore Lelièvre, fondatrice de l’association Les Extraordinaires.
**Propos recueillis à l’issue de l’événement.**
Pourquoi était-il important pour vous d’organiser cette journée ?
Nadia Maazouzi :
« Il était important pour moi d’organiser cette Journée parce que j’ai le sentiment qu’il est de notre responsabilité collective de faire bouger les lignes et de contribuer, chacun à notre échelle, à une société plus juste et plus humaine. Cette journée fait écho à un vécu personnel et à une conviction intime : les choses doivent évoluer, dans la gastronomie bien sûr, mais aussi dans l’ensemble des secteurs professionnels, culturels et sociaux.
Travailler avec des partenaires engagés comme Flore Lelièvre et le Collectif des Extraordinaires, Bacta Lavau avec Oriane Île-de-France, ainsi que tous ceux qui ont donné de leur temps et de leur énergie, a été une véritable source de satisfaction. En une seule journée, nous avons réussi à créer des connexions, faire émerger des solutions concrètes et impulser une dynamique positive. Ces rencontres nous apprennent énormément, elles stimulent la réflexion et font naître de nouvelles idées, ouvrant la voie à d’autres projets et à d’autres formes d’engagement.»
Bacta Lavau :
« Pour Oriane, en tant qu’organisme public régional en faveur de l’insertion, l’orientation et la formation, cette journée contribue à mieux faire connaître les initiatives en faveur du handicap sur le territoire francilien. Elle invite également à s’ouvrir aux actions menées au-delà de nos frontières régionales, afin de s’en inspirer et d’être, à notre tour, source d’inspiration. Ensuite, comme le dit mon directeur général Jean-Marc Mormeck, pour libérer la parole, dé-construire les préjugés pour pouvoir co-construire une société où chacun a sa place, où chacun peut s’épanouir, personnellement et professionnellement. »
Flore Lelièvre :
« Pour l’association Les extraordinaires, l’enjeu est de créer un vrai moment fédérateur entre acteurs engagés concrètement dans l’inclusion. L’objectif est de se rencontrer, de se rendre visibles, notamment auprès des institutions, et de faire entendre une parole collective. Cette journée permet aussi aux acteurs privés et associatifs d’interpeller les institutions sur leurs réalités et les freins qu’ils rencontrent, afin d’obtenir l’accompagnement nécessaire pour pouvoir poursuivre et développer leurs actions en faveur de l’inclusion. Cette journée donne également la parole aux personnes directement concernées par le handicap. C’est l’occasion de créer la rencontre, de permettre l’échange. »
Quel moment vous a marquée ou résume le mieux l’esprit de la journée ?
Nadia Maazouzi :
« Le moment du cocktail est, à mes yeux, celui qui résume le mieux l’esprit de cette journée. C’est un temps où tout le monde se retrouve, échange librement et crée des connexions sincères. Les discussions se croisent entre professionnels, jeunes, familles, institutions, chefs et partenaires. On partage des expériences, des parcours, des informations concrètes, mais aussi de l’espoir et des perspectives d’avenir.
Certains échanges ont d’ailleurs permis de véritables rencontres autour de l’insertion professionnelle et de l’emploi : des contacts se sont noués, des pistes concrètes ont émergé, des regards ont changé. »
Flore Lelièvre :
« Les prises de parole ont été très inspirantes et ont donné beaucoup d’énergie. Mais ce sont surtout les temps informels qui résument le mieux l’esprit de l’événement. Ces moments ont permis des échanges simples et spontanés, des rencontres entre des acteurs qui ne se seraient pas forcément croisés autrement, et la création de liens concrets. On sent que des ponts se sont créés, et que ces discussions vont nourrir des collaborations et des actions à venir. »
Bacta Lavau :
« La remise des diplômes par Guillaume Gomez aux jeunes en situation de handicap accompagnés par l’EPMT a été un moment particulièrement touchant. Lui-même ancien élève de l’école, expert en gastronomie au parcours brillant, valorisant l’aboutissement de leurs nombreux mois de travail et d’efforts : quelle magnifique reconnaissance et quel beau symbole du tout est possible avec une pédagogie et des moyens adaptés ! »
Comment aimeriez-vous que cette journée évolue dans les prochaines années ?
Nadia Maazouzi :
« J’aimerais que cette journée devienne un rendez-vous incontournable, attendu et identifié, à la fois par les professionnels, les familles, les institutions et le grand public. À terme, elle pourrait évoluer vers une véritable forme de festival du handicap et de l’inclusion, un espace vivant et ouvert où se mêleraient rencontres, tables rondes, expositions, témoignages, forums d’information et moments de loisirs partagés.
Ce que je souhaite avant tout, c’est que cette journée continue de grandir tout en restant fidèle à son essence : un événement profondément humain, utile et joyeux, où l’inclusion se vit, se partage et se célèbre. »
Bacta Lavau :
« J’aimerais que cet événement devienne une passerelle transversale entre les différents univers (santé, social, éducatif, formation, emploi…) pour permettre d’appréhender tous les besoins et enjeux liés au handicap dans une logique de globalité, très loin de cette culture du cloisonnement qui est encore trop souvent la nôtre en France. »
Flore Lelièvre :
« Nous aimerions que cette journée prenne encore plus d’ampleur et devienne un rendez-vous identifié et attendu. L’idée serait de l’ouvrir davantage au grand public, tout en développant des formats plus interactifs et participatifs, favorisant les échanges et les rencontres. Toujours avec la même ligne : renforcer le dialogue avec les institutions, pour que cette journée soit un véritable levier au service d’actions inclusives concrètes et durables. »
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